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AFRAVIH 2012, 6ème conférence francophone contre le sida

AFRAVIH 2012, 6ème conférence francophone contre le sida

Jeudi, 05 Avril 2012
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La 6ème conférence de l’AFRAVIH (1) s’est tenue du 25 au 28 mars à Genève. Organisée tous les deux ans, elle réunit les acteurs francophones de la lutte contre le sida, du Nord et du Sud. Tous les volets y sont abordés : médicaux, scientifiques, sociaux, politiques et économiques.

 

La question financière a été l’un des sujets phares de cette édition 2012. Après une décennie d’augmentation des subventions, et en dépit des engagements, les dotations internationales diminuent ; une partie des fonds prévus pour 2011 n’ont ainsi pas été versés. Soulignant que la crise actuelle ne devait pas servir de prétexte à un désengagement financier, les intervenants ont affirmé la nécessité de poursuivre la mobilisation. Dans plusieurs pays du sud, notamment africains, qui dépendent en grande partie de l’aide extérieure (jusqu’à 97% au Niger), la restriction des fonds pourrait avoir très prochainement de lourdes conséquences : ruptures d’antirétroviraux, mise en péril du réseau associatif et des actions de prévention.

 

Côté recherche, les avancées sont réelles. Plusieurs essais sont en cours qui ont notamment pour objectif de permettre aux personnes vivant avec le VIH de contrôler le virus et ainsi de s’affranchir de leurs traitements. Avec un très faible réservoir viral (2), le système immunitaire, du moins dans certains cas, est capable de contenir le virus. C’est ce qu’a démontré l’étude Visconti menée par l’ANRS. Les patients de cette recherche ont reçu une trithérapie dès la primo-infection pendant plusieurs années (3 ans en moyenne). Le traitement a ensuite été interrompu, et plus de 5 ans après cette interruption (parfois 7), environ 20% des patients ont une charge virale indétectable et n’ont pas repris leur trithérapie. Une nouvelle étude, actuellement en cours, OPTIPRIM (ANRS), doit permettre de poursuivre ces recherches, avec l’administration d’une quadri ou penta-thérapie durant 2 ans, dès la primo-infection.

 

(1) Alliance FRancophone des Acteurs de santé contre le VIH.

(2) Même avec une charge virale indétectable, le virus reste présent à l’état latent dans certaines cellules.

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