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"Les consultations avec un psychologue du kiosque : un espace de parole autour du VIH"

Dimanche, 01 Avril 2012
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Les consultations avec un psychologue du kiosque :

un espace de parole autour du VIH

 

par Adrien Piguet.

 

 

Pour élargir son offre de prévention, le Kiosque Infos Sida a créé en 2002 des consultations avec des psychologues à destination des personnes souhaitant parler de leurs difficultés face au VIH, qu’elles soient séronégatives ou séropositives. C’est dans un salon sobre aux fauteuils rouges et moelleux à l’intérieur des locaux du Kiosque, que Jean-Pascal IORIO et Valérie CASTINETTI reçoivent les consultants. Nombre d’entre eux viennent suite à une annonce de séropositivité qui génère beaucoup d’angoisses et de questionnements. Jean-Pascal et Valérie nous parlent de ce moment spécifique qu’est l‘annonce et de ce que peut apporter un soutien psychologique.


Quelles peuvent être les conséquences psychologiques d’une annonce de séropositivité ?

 

V. CASTINETTI : En 30 ans, le VIH a beaucoup évolué : nous sommes passés d’une annonce de séropositivité qui laisse présager d’une mort prochaine à la possibilité de vivre une vie entière avec un traitement. Cependant, les représentations les plus morbides du VIH, liées à des images anciennes de la maladie, sont constitutives d’un traumatisme lors de l’annonce.

 

J-P. IORIO : En effet, et ce traumatisme va provoquer un certain nombre de remaniements psychiques, historiques et identitaires chez l’individu. Dès lors, la réaction dépressive peut être fréquente, mais son intensité varie d’une personne à l’autre. Le soutien psychologique aura pour fonction de permettre à la personne de ne pas s’enfermer dans une nouvelle identité de sujet malade et de rétablir une continuité existentielle après le trauma de l’annonce.

 

V. CASTINETTI : Il s’agit d’accompagner la personne à reprendre le fil de son histoire en tenant compte des changements qu’engendre la maladie.

 

Quelles différences pouvez-vous constater entre les débuts de l’épidémie et aujourd’hui ?

 

J-P. IORIO : L’arrivée des traitements anti-rétroviraux en 1996 a changé radicalement le pronostic de l’infection pour les personnes vivant avec le VIH, apportant ainsi une réponse médicale à la maladie, même si elle n’est pas complètement satisfaisante puisqu’elle ne permet pas l’éradication du virus. Dès lors, après la phase d’effondrement psychologique consécutive à l’annonce séropositivité, l’angoisse de mort s’atténue et les questionnements portent aujourd’hui davantage sur les conséquences de la maladie sur la vie sociale et amoureuse. En effet, se pose très rapidement la question de dire ou non sa séropositivité, du risque de transmission à ses partenaires sexuels ou de la possibilité d’une relation durable. Derrière ces questions il y a l’appréhension du rejet.

 

V. CASTINETTI : Aujourd’hui, la demande de prise en charge psychologique correspond à des moments de vie comme l’apparition d’effets secondaires, un changement de traitement, un passage dépressif ou même au moment d’une rencontre. Ce sont des événements qui renouvellent les questionnements identitaires.

 

Pour quelles autres raisons peut-on venir vous consulter ?

 

V. CASTINETTI : Toutes les personnes qui souhaitent  aborder les problématiques liées au VIH au sens large peuvent nous solliciter : prises de risques répétées, consenties ou non, sérodifférence dans le couple, sexualité non maîtrisée, angoisse liée à l’attente de résultats, etc. Le premier entretien est souvent l’occasion d’éclaircir les réelles questions que se pose le consultant et pour le psychologue soit de proposer une prise en charge, soit de proposer une orientation vers une structure plus adaptée.

 

J-P. IORIO : J’ajouterai qu’il est important pour tous ceux qui se posent des questions de disposer d’un espace de parole : prendre du temps pour soi et s’autoriser à parler de soi est important.

 

Les consultations sont gratuites et anonymes.

 

Horaires :

Lundi : 15h00 – 18h30
Mercredi : 15h00 – 19h00
Jeudi : 17h00 – 21h00
Vendredi : 16h30 – 19h30
Samedi : 09h00 – 14h00 ou 11h00 – 15h00

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