Checkpoint Paris

Dépistage rapide du VIH et autres IST

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Addictions

Les risques

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Descente
Elle peut être difficile : déprime, angoisse, paranoïa, malaise. Le meilleur moyen d'éviter cette sensation est, bien sûr, de ne pas consommer de drogues. Si toutefois vous en consommez, vous devez prendre les précautions suivantes : prévoyez un temps de repos avant de reprendre toute activité et pensez à le prévoir avant la fête ; entourez-vous de personnes de confiance ; alimentez-vous et buvez de l'eau. Attention : lors de la descente, prendre un produit pour « remonter » (alcool, ecstasy, amphétamines…), accroît considérablement l'épuisement de l'organisme, les risques d'overdose ou de « bad trip » et aggrave les désagréments de la descente finale. Par ailleurs, prendre un produit de type relaxant (opium, héroïne, méthadone, Subutex® ou Skénan®) pour atténuer les effets désagréables de la descente, expose aux mêmes risques que précédemment, sans parler du fait que ces produits présentent un fort risque de dépendance et de dépression respiratoire.

 

Drogues & sexualités

 

Certains produits donnent l'impression d'être invincible, d'autres d'être amoureux, d'autres encore excitent la curiosité et facilitent les expériences. Les effets des drogues peuvent vous faire oublier de prendre soin de vous et de vos partenaires. Dans tous les cas, n'oubliez pas d'utiliser des préservatifs (masculins ou féminins) et du gel lubrifiant à base d'eau en quantité suffisante. N'oubliez pas qu'un minimum de lucidité doit être préservé. En cas de prise de risques sexuels (pénétration sans préservatif, déchirure du préservatif, fellation avec ou sans éjaculation…) ou de risque sanguin (piqûre avec une seringue usagée, coupure…), un traitement d'urgence existe. Si la prise de risque date de moins de 48h, rendez-vous immédiatement aux urgences de l'hôpital le plus proche. Au-delà de 48h, s'il est trop tard pour envisager un traitement d'urgence, il peut être utile d'en parler à votre médecin traitant ou à un professionnel d'un CDAG (centre de dépistage anonyme et gratuit). Vous devez envisager de faire un test après un délai de 6 semaines. En attendant, pensez à protéger vos partenaires sexuel(le)s.
En appelant Sida Info Service au 0 800 840 800, vous pouvez obtenir des informations sur ce traitement et sur le service des urgences le plus proche de chez vous, 24h sur 24.

Drogues et traitements du VIH & des hépatites

 

Les drogues interagissent avec les traitements. L'usage de drogues illicites et d'alcool est difficilement compatible avec la prise de médicaments puissants comme les anti-rétroviraux, les interférons, les anxiolytiques et autres psychotropes. D'un côté, les drogues altèrent l'efficacité des traitements ; de l'autre, les traitements peuvent aussi augmenter les effets et les risques des drogues.
Par ailleurs, de même que certains médicaments, les drogues ont un effet sur l'état de plusieurs organes vitaux. Cumuler prise de médicaments et prise de drogues fragilise le foie. C'est également vrai pour d'autres organes, comme le cœur, le pancréas, les reins et les poumons.
En France, une personne séropositive au VIH sur quatre est co-infectée par le virus de l'hépatite C et 10 à 15% par le virus de l'hépatite B. Une prise en charge précoce permet de bénéficier d'un meilleur soin. N'hésitez pas à vous faire dépister.

Excès et dépendance
Dépendance
Sous le terme de toxicomanie, on a longtemps fait un amalgame de tous les comportements et modes d'usage, persuadés que le produit était à l'origine de tous les problèmes et que par conséquent la seule solution était un sevrage en vue d'une abstinence totale. La réalité est plus complexe. Les dangers viennent autant des usages que des produits en eux-mêmes : consommer tous les jours du cannabis n'est pas moins dangereux que de fumer du crack une fois l'an, même si le crack est un produit a priori plus dangereux que le cannabis. La dépendance est un des risques majeurs de la consommation de drogues. Nous sommes inégaux face à la dépendance physique ou psychologique. Certains deviennent « accros » plus facilement que d'autres. Quoiqu'il en soit, il faut souligner que la consommation compulsive, c'est-à-dire le besoin impérieux de prendre le produit, alcool et médicaments compris, doit alerter comme étant un signe de dépendance possible.

L'excès
Un autre usage problématique, qui concerne l'usage occasionnel, est l'excès. Parce que les effets des drogues finissent par s'altérer, ou parce qu'on les ressent moins sous la force de l'habitude, de l'accoutumance, ou encore que leurs effets sont masqués par d'autres drogues (mélanges), on sera tenté de reprendre une dose, ou de prendre des doses trop fortes. L'excès est difficile à contrôler, car on ne l'identifie pas facilement : on ne se dira pas dépendant, puisque l'usage reste limité dans le temps ou à certains moments (le week-end…). Pourtant il révèle un usage problématique des drogues. Soyez donc vigilant, observez votre consommation.
Attention : pour les femmes enceintes, toute consommation de drogues, licites ou illicites peut entraîner de graves conséquences sur le fœtus et sur le développement futur de l'enfant.

Source
Guide "Et toi les drogues, tu en sais quoi"
Guide Le coma éthylique... c'est pas automatique

de Fêtez Clairs
(Mairie de Paris, Préfecture de Paris)

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