Checkpoint Paris

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Addictions

Le B.A.- BA des drogues

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S'informer
Usage expérimental ou occasionnel

 

L'usage des produits psychoactifs n'entraîne pas obligatoirement de troubles de la santé ou du comportement, il s'inscrit souvent dans un « moment » de la vie. C'est ce qu'on appelle l'usage expérimental ou occasionnel.

Des dangers sont cependant liés à l'usage des drogues. L'usage expérimental ou occasionnel peut se transformer en usage nocif et provoquer des dommages psychologiques, physiques et sociaux pour le consommateur ou pour son environnement.

Usage nocif ou abus

 

On parle d'usage nocif ou d'abus lorsque l'on constate une utilisation du produit dans des situations dangereuses pour soi ou pour les autres ( comme la conduite d'un véhicule ) ; des infractions répétées (par exemple la violence) liées à l'usage d'un produit ; des problèmes personnels, de santé ou sociaux, causés ou amplifiés par l'utilisation des produits (dégradation des relations familiales, affectives, professionnelles) ; l'incapacité de se passer d'un produit pendant plusieurs jours ou pour certaines activités.

La dépendance

 

Le stade de la dépendance s'installe quand l'usager ne peut plus se passer de consommer un ou plusieurs produits sous peine de souffrance physique ou psychique. Sa vie quotidienne est centrée sur la prise du produit, il est devenu dépendant.

Source 
Guide "Et toi les drogues, tu en sais quoi" de Fêtez Clairs
(Mairie de Paris, Préfecture de Paris)

Les modes de consommation
Fumée

 

Faites attention aux plaies aux lèvres avant de « faire tourner » ; le risque de contamination virale (en particulier VHC) par le sang existe. L'inhalation de fumées issues d'une combustion est un facteur de risque de nombreux cancers, de maladies cardiovasculaires et des voies respiratoires.

Sniff


Les prises répétées de certains produits comme la cocaïne irritent fortement la muqueuse nasale. Il est fréquent de provoquer des lésions peu visibles (micro saignements), mais suffisantes pour transmettre les virus des hépatites, le VHC notamment. En contact direct par le sang, le virus de l'hépatite C est en effet beaucoup plus transmissible que celui du virus du VIH/SIDA. De plus, il peut survivre très longtemps à l'air libre. Ne partagez et n'échangez avec personne votre paille, ou tout autre matériel. Soyez sûr de la propreté des objets utilisés pour faire une paille ainsi que celle du support de vos lignes : évitez les billets de banque, les papiers trouvés ou sales, les rebords des toilettes... Si vous possédez une paille dédiée au sniff, pensez à la nettoyer systématiquement.
Écrasez le plus finement possible votre produit. Rincez-vous bien le nez à l'eau avant et après chaque sniff. Changez de narine régulièrement. A la longue, sniffer peut aboutir à la perforation de la cloison nasale. La douleur au moment du sniff est un signe d'alerte à ne pas négliger.
Enfin, rappelez-vous que sniffer n'empêche en aucun cas les overdoses et les intoxications.

Injection


Si vous injectez des produits, ne partagez et n'échangez jamais aucun matériel d'injection (la seringue, les cotons, l'eau et la cuillère) à cause des risques de transmission de maladies dont le virus du SIDA, les hépatites.... Utilisez systématiquement pour chaque injection du matériel stérile et neuf. Désinfectez la cuillère et lavez-vous les mains au savon, avant de manipuler le matériel stérile. Utilisez de l'eau stérile ou minérale, mais jamais celle des toilettes. Désinfecter le point d'injection avec un tampon alcoolisé vous permet de vous protéger au maximum des risques d'infection.
Après l'injection, maintenez un coton propre et sec au point d'injection pendant au moins 30 secondes.

En l'absence de récupérateur de seringues à proximité, neutralisez votre matériel usagé et jetez le tout (seringue, sachet, coton et eau) dans une canette que vous écraserez, puis jetterez à la poubelle.
En France, la vente des seringues est autorisée en pharmacie. Par ailleurs, des kits de prévention (Stéribox 2®, Kit+®) et des Stérifilts® (filtres remplaçant les cotons et filtrant 90% des impuretés) sont vendus en pharmacie ou distribués gratuitement par les associations de réduction des risques. Les kits contiennent, dans un emballage stérile, deux seringues à insuline, deux tampons alcoolisés, deux récipients de chauffe et de dilution, deux filtres, deux tampons secs, deux ampoules d'eau stérile pour l'injection et un préservatif.

Les mélanges


Tout comme pour les boissons alcoolisées, les « cocktails » de drogues sont plus dangereux que l'usage d'une seule. Les risques de certains mélanges sont encore mal connus. D'une manière générale, la consommation d'alcool et de drogues est un mélange dangereux. L'alcool potentialise l'effet des drogues, il agit comme un amplificateur. Attention également à ne pas prendre un produit pour un autre ! Des drogues diverses peuvent avoir un aspect semblable (poudre, comprimés, liquide), mais leur dosage ou leur contenu n'est pas le même ! Ne vous fiez pas à la connaissance d'un produit pour en doser un autre : d'une drogue à l'autre, la quantité pour une surdose n'est pas la même.

Source
Guide "Et toi les drogues, tu en sais quoi" de Fêtez Clairs
(Mairie de Paris, Préfecture de Paris)

Réduire les risques
Avoir des repères, être le mieux informé possible, connaître les facteurs de risques et les effets, sont de bons atouts pour éviter le pire. Mais, parfois, être informé ne suffit pas. Soyez vigilants dans vos attitudes et face aux produits que vous pourriez être amené à consommer. N'oubliez pas que l'usage de drogues altère la conscience et fait trop souvent oublier certaines règles de prudence : rapports sexuels non protégés (risque de contamination par le VIH, les hépatites et d'autres infections sexuellement transmissibles), conduite automobile dangereuse, etc. Et toute consommation de substance psychoactive est susceptible d'entraîner ou d'aggraver des problèmes psychologiques.

Avant

Si vous décidez de consommer, évitez de le faire quand vous êtes seul(e). Entourez-vous d'amis qui peuvent vous accompagner sans forcément consommer et surtout vous donner des conseils sur les usages, les produits et les risques. Essayez de comprendre ce que vous faites, posez-vous des questions, parlez-en autour de vous. Faites attention à ce que vous achetez. Dialoguez avec des personnes de confiance ayant déjà expérimenté la prise de substances/drogues, surtout pour un produit que vous ne connaissez pas, et prenez-le dans un contexte rassurant. Avant de sortir, faites un repas équilibré.

Pendant

Les prises rapprochées au cours d'une même soirée augmentent les risques de surdose ! Faites des pauses, changez d'univers, aérez-vous régulièrement (attention au froid). Évitez de consommer en même temps plusieurs substances différentes, cela accroît considérablement les risques et bien souvent annule les effets recherchés. La plupart des produits sont mélangés avec des substances inconnues. Fractionnez les doses, espacez les prises, surtout les premières fois, cela permet de limiter les dégâts en cas de mauvaise surprise. Buvez régulièrement de l'eau, mais ne buvez pas de grandes quantités d'un coup. Ne prenez surtout pas le volant, n'oubliez pas que vous êtes dans un état de conscience modifié. Si vous ne vous sentez pas bien, demandez de l'aide rapidement. Attention, certains produits sont anesthésiants et empêchent donc de sentir la douleur sur l'instant.

Après

Mangez des fruits et buvez des jus de fruits vitaminés pour compenser les dépenses d'énergie que vous venez de faire. Trouvez un lieu plus aéré, plus convivial, et même plus confortable avec une ambiance favorable à la détente. Prévoyez un temps de repos important. Mieux vaut espacer vos expériences de consommation en laissant passer plusieurs semaines. Évitez de consommer tous les week-ends car vous risquez d'être de plus en plus insatisfait par les effets et donc tenté d'augmenter les doses. Les risques physiques, de dépression et de dépendance seront de plus en plus importants. Faites surtout attention à la solitude et au repli sur soi.

Ne conduisez pas sous l'effet de quelque produit que ce soit. Faites-vous raccompagner par une personne qui n'a pas consommé. Ne reprenez pas immédiatement une activité à responsabilités ou à risques.

Ce que dit la loi
Tous les produits abordés sont illicites (à l'exception du tabac et de l'alcool qui sont réglementés). Leur usage et l'incitation à l'usage (art L 3421-1 et suivants du code de santé publique), de même que la détention, le transport et le trafic (article 222-34 et suivants du code pénal) sont strictement interdits par la loi du 31 décembre 1970 et passibles de peines d'amende et d'emprisonnement. De plus, la conduite d'un véhicule sous l'emprise de produits illicites est passible de sanctions spécifiques (article L 235-1 du code de la route). En ce sens, des dépistages salivaires sont pratiqués. L'orientation sanitaire et sociale (stage de sensibilisation aux dangers de l'usage des produits stupéfiants, l'obligation de soins …) est privilégiée pour les usagers. N'ajoutez pas aux risques de sanctions pénales des risques pour votre santé.

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